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La Rupture cf blog de Patrick DEVEDJIAN :
"Je voudrais vous faire part de mon étonnement devant la frilosité de certains devant la rupture.
Quand l'UMP emploie le mot "rupture", c'est volonté de rupture avec le chômage, avec l'endettement astronomique, avec l'état envahissant mais impuissant, avec l'abaissement du Parlement qui nourrit la faiblesse du débat démocratique, etc..
L'histoire de France est une succession de ruptures : il n'y a pas que la Révolution de 1789.
Le coup d'état du 18 brumaire par Bonaparte en est une, la Restauration de Louis XVIII est une rupture, la Révolution de 1830 et l'avènement de Louis-Philippe en sont une autre, tout comme la Révolution de 1848 avec l'avènement de la IIème République, tout comme le coup d'état de Napoléon III, tout comme l'avènement de la IIIème République...
Pour les gaullistes, l'appel du 18 juin 1940 est une rupture avec le régime de Pétain qui était approuvé à l'époque par 90 % des Français, la Libération en est une aussi. L'avènement de la Vème République en 1958 est naturellement une rupture avec la IVème et reconnaissons que l'élection de François Mitterrand en 1981 a été une rupture avec la politique précédente.
Il n'y a donc pas lieu de s'effaroucher d'un mot qui ne chagrine que les conservateurs.
La rupture peut et doit être positive. La mondialisation nous place devant l'alternative : se réformer ou mourir."
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